Les transports à Dublin

Que vous soyez de passage pour quelques jours ou souhaitez vous installer à Dublin, différentes alternatives s’offrent à vous :

Dublin est quadrillé par plus de 200 lignes de bus, deux lignes de DART (équivalent irlandais du RER ou train de banlieue) ainsi que deux lignes de Tramways et l’offre de transport manque quelque peu de clarté quant aux différentes options qui s’offrent à vous. Heureusement, vous avez atteri ici, vous est donc sauvé !

Les transports à Dublin se résument en une seule et meme carte, la leap card, un Graal absolu dont vous devez absolument prendre possession si vous souhaitez éviter de vous promener les poches pleines de pièces de monnaie : sans cette carte, il vous faudra une effet payer votre bus en argent liquide. Cela semble à première vue assez simple, sauf que les chauffeurs de bus ont pour consigne de ne pas accepter les billets, et… de ne pas vous rendre la monnaie ! Emprunter les transports à Dublin sans la leap card, c’est donc un peu la croix et la bannière, car vous ne montrez pas dans le bus s’il vous manque 10 centimes, ou si vous n’avez qu’un billet en poche ! Prix du billet : 2.60euros

Afin de vous déplacer sans encombre, et donc éviter les comptes d’apothicaire, vous munir d’une leapcard va donc etre l’une de votre premières missions à votre arrivée sur le sol irlandais ! Mais attention, plusieurs types de leap card existent ! (Vous pensiez que ca allait etre facile ? Un peu de patience, ce n’est finalement pas si compliqué !)

La leap visitor card :

vous conviendra parfaitement si vous passez quelques jours dans la capitale et utilisé les transports régulièrement. Voyages illimités sur le réseau de bus, train et tramway dans l’agglomération dublinoise et les environs. elle est disponible pour une durée de :

1 jour (24 heures): 8,00 €

3 jours (72 heures): 16,00 €

7 jours (168 heures): 32,00 €

A noter également que cette carte vous permet de voyager sur la globalité du réseau de DART ou train de banlieue

Sauf que les quelques enseignes autorisés à vous délivrer cette carte, dont le Dublin Bus office sont toutes… fermées le week-end ! (logique, n’est-ce pas?)

Si vous n’etes la que pour le week-end, la solution est donc d’acheter votre visitor leap card avant votre départ et la recevoir par la poste, chez vous en cliquant ici

Si vous n’avez pas prévu le coup et visitez Dublin durant le week-end, une option alternative est possible : vous munir d’une simple leap card

Cette version générique utilisée quotidiennement par tous les dublinois : cette leap card s’achète dans tous les petits supermarchés du type Spar ou Centra. Elle vous coutera 5 euros et il vous sera possible de la recharger dans les stations de tramways, gares ou superettes.

Tarifs appliqués lorsque vous etes en posssession de cette leap card : 2 euros pour 1h30 de transport (incluant tout changement de mode de transport).

En pratique : si vous prenez un bus, puis un tramway, puis un train en moins d’une heure et demi, 2 euros seulement vous seront facturés. Pensez à toujours biper votre carte lorsque vous effectuez un changement, et a biper votre carte lorsque vous descendez d’un train ou d’un tramway pour éviter toute srufacturation

La petite astuce : le Dublin Bus Office situé sur Oconnell Street vous remboursera le prix du support (5 euros) en vous y rendant avant votre départ.

Vous etes maintenant incollables !

Top 10 des choses à faire à Dublin

Peuplée d’environ 1 500 000 habitants, Dublin est l’une des plus petites capitales européennes mais aussi l’une des plus dynamiques et cosmopolites. On y croise le monde entier mais on peut égalent profiter de l’une des meilleures nightlifes du continent. Si New-York ne dort jamais, Dublin ne le fait que d’un œil !

Dublin en bref

Le tigre celtique, ça vous dit quelque chose ? Ce terme qu’apprennent les étudiants (enfin revenus en cours!) désigne le miracle économique que connaît l’Irlande depuis les années 2000.

Reconvertie en petit paradis fiscal après une longue période de crise post-industriel, l’Ile d’Emeraude accueille en effet depuis une vingtaine d’années le gratin de la high tech mondiale. Surnommée la Silicon Valley européenne, la région dublinoise a vu en effet s’installer nombre d’entreprises prestigieuses comme Google, Amazon, Indeed, Tick Tock, Facebook, Twitter et j’en passe (Londres et Paris n’ont qu’ à bien se tenir!). Dublin a vu alors son paysage urbain se métamorphoser et propose aujourd’hui à ses actifs les meilleurs salaires d’Europe (rien que ça!). De nombreux immeubles ultra-modernes côtoient désormais de petites ruelles au charme désuet où l’on entend davantage parler chinois, portugais ou allemand que gaélique. Qui dit grandes entreprises dit effectivement immigration massive d’une main d’œuvre qualifiée venue du monde entier. Un impressionnant melting-pot dans cette ville où tout se fait à pieds !

Nul part ailleurs vous  ne trouverez autant de pubs, une invention irlandaise et une institution. Ici, la Guinness se transporte en camion-citerne et vous ne savez jamais ou finirons vos soirées forcément vite endiablées !

Vous l’aurez compris, à Dublin, on boit et on festoie pour oublier l’éternel Automne qui rythme notre quotidien, mais pas que! Pour les abstinents, de nombreux évènements culturels rythment la vie de cette ville, portés par la positivité et l’enthousiasme légendaire des lrlandais qui, à défaut d’avoir le soleil, rayonnent de l’intérieur (prenons-en de la graine!).

Dotée d’un passé millénaire, Baile atha Cliath (Dublin pour les non-gaélicophones) offre à tout visiteur un intéressant panel de choses à voir et à faire :

Les 10 incontournables

1 – Prendre le pouls de la ville en flânant dans Temple Bar

Débutons par un grand classique. Temple Bar, “the place to be” pour débuter votre séjour dans la capitale irlandaise. Ce charmant quartier piéton, très animé, est le centre névralgique de tout fêtard qui se respecte et accueille en son sein parmi les meilleurs pubs du monde. L’ambiance y est toujours survoltée et de nombreux artistes, plus ou moins connus, se produisent dans la rue comme en intérieur. U2 y ont fait leurs débuts, et moi, je m’y suis cassé le bras, un soir, un brin pompette (mais ça je ne l’intègre pas dans le script). C’est dire si l’on s’amuse!

2 – Prendre un « Dublin bike » et arpenter les Docklands, le quartier high tech de la ville.

Le « Dublin Bike » est un système de vélo en libre-service fonctionnant sur le même principe que les vélib’ (à une différence près: les Irlandais n’ont pas pour hobby de les jeter dans la Seine). Pour une poignée d’euro, vous voilà parti à toute allure à travers la ville. Ici, on roule à gauche mais l’habitude est vite prise et prendre le bus devient vite un vilain souvenir! Les Dublin’s Docklands (ou le nouveau quartier des affaires dublinois) est un endroit que j’adore parcourir à vélo. Plusieurs pistes cyclables longent la rivière Liffey jusqu’ à son embouchure avec la mer d’Irlande. A vélo, on profite, on économise et l’on s’arrête là où bon nous semble car cette promenade regorge de curiosités. A ne pas manquer, les « Famine Sculptures », une œuvre d’art saisissante située devant l’EPIC, le musée de l’émigration irlandais, qui d’ailleurs vaut également le détour. Le Samuel Beckett Bridge, magnifique pont en forme de lyre, le symbole de l’Irlande, est également à admirer. Quant au pub le plus original (avant que vous ne me posiez la question..), j’opterais pour le Brewdog, un pub très sympathique avec vue panoramique sur le quartier. Je ne vous en dit pas plus car c’est à vous de le découvir.😉

3 – Admirer le livre de Kells à Trinity College et partir sur les traces de grands écrivains irlandais.

Le livre de Kells, ou le plus ancien livre du monde. Enfaite, non, ce n’est pas vrai. J’en ai été pourtant persuadé jusqu’à faire des recherches pour écrire cette article. Anyway, c’est un vieux et beau livre. Edité au XVIII siècle, aujourd’hui considéré comme l’un des chefs-d’œuvres de l’art religieux médiéval. cet ouvrage est sans aucun doute la mascotte de la Bibliothèque de Trinity College, laquelle regroupe plus de… 7 millions de livres (j’ai vérifié). Un chef d’œuvre parmi les chefs-d’œuvres dans le paradis pour les lecteurs qu’est Dublin. De nombreux écrivains ont en effet marqué l’histoire de la ville qui est, à ce titre, classée « ville de la littérature » par l’UNESCO. Appellation justifiée: Samuel Beckett, James Joyce, Oscar Wilde, et bien d’autres génies y ont aiguisé leur plume avant de conquérir le monde et devenir parmi les plus grands écrivains de leur siècle. Alors on prend son Dublin Bike (cf number two des choses à faire) et l’on part à la découverte des lieux emblématiques évoqués dans tous ces ouvrages grandioses (si vous n’en n’avez lu aucun, vous pouvez aller au pub, ou passer au paragraphe suivant…)

4 – Faire ses emplettes dans le centre-ville

Qui dit Dublin dit… shopping ! Le saviez-vous? Primark, temple de la mode (et de l’esclavage moderne) est né ici ! O’connell Street et Grafton Street, les deux principales rues commerçantes de la ville sont des lieux très vivants. Entre enseignes de toutes sortes et musiciens de rue, nous nous croirions presque dans le métro parisien (sans métro, et sans parisien, du coup). Le long de cette grande artère, vous faites votre shopping et profitez de quelques-uns des plus beaux bâtiments de Dublin, dominés par le « Spire », sculpture monumentale de 120 mètres de haut!

5 – Aller voir un match à Croke Park, le deuxième plus grand stade d’Europe

Les Irlandais aiment le sport, mais ce qu’ils adorent par-dessus tout, c’est se rendre au Croke park pour y voir un match de football, de rugby ou tout simplement se retrouver, et l’on comprend vite pourquoi : dans ce stade de plus de 80 000 places, l’ambiance est incroyable et toujours bon enfant (à condition que vous ne supportiez pas les Anglais, les Gallois, les Ecossais, les Italiens ou les Français , cela va sans dire 😊)

Jour de match au Croke Park

6 – Découvrir l’histoire du Whiskey irlandais

J’ai bien dit Whiskey, et non Whisky, qui lui, représente une bien pâle copie de ce breuvage que l’on retrouve outre-mer, en Ecosse. Le Whiskey, connu désormais dans le monde entier, aurait été introduit en Irlande en 432. Les Anglais découvrent cet étrange boisson lors de la colonisation de l’Ile au XII siècle et s’en inspirent désormais. Saviez-vous que Dublin comptait à une époque plusieurs centaines de distilleries ? Pour en savoir plus, rendez-vous à l’Irish Whiskey Museum, un petit musée très intéressant dont le parcours vous replonge dans l’histoire mouvementée de l’« Uisce Beatha » ainsi qu’ à la distillerie Jameson, fleuron du Whiskey irlandais !

espace dégustation de l’Irish Whiskey Museum

7 – Se promener a Phoenix Park, le plus grand parc d’Europe

Plus de 700 hectares, candidat à l’UNESCO, peuplé de biches et de sympathiques petits animaux… Phoenix Park dispose même d’un obélisque (presque) aussi grand que celui de Washington et une réplique de la maison blanche (presque) aussi prestigieuse ! Ce fabuleux parc accueille également un zoo et de magnifiques espaces verts habités, paraît-il, par des leprechauns, petits lutins irlandais qui n’apparaissent que très rarement. Coupé de l’agitation trépidante de la ville et disposant d’une jolie vue sur les Monts de Wicklow au loin, c’est le lieu idéal pour un pique-nique dominical. 😊

8 – Voir la ville d’en haut depuis Hellfire Club

Le nom, je l’avoue, fait très nightclub berlinois mais il n’en est rien (quoique…)! Le Hellfire Club est en fait la ruine d’un ancien bâtiment ayant paraît-il été le théâtre de funestes évènements. Cette bâtisse, considérée comme l’un des endroits les plus hantés d’Irlande, aurait été construite par Speaker Connolly, riche personnalité irlandaise ayant eu la bonne idée d’établir son pavillon de chasse sur… une sépulture (c’est malin!).  A la mort de cet homme, le « Hellfire Club », sorte de Rotary Club destiné à  la bourgeoisie locale s’est établi dans les locaux. Lieu de débauche et de rites satanistes, on y aurait sacrifié des servantes pour invoquer le diable d’ailleurs apparu au détour d’un jeu de cartes. Le bâtiment aurait ensuite été volontairement incendié pour conjurer le sort mais autour des ruines subsistent le spectre de cette histoire (ou légende ?) tragique…

Hellfire Club, un endroit à faire pâlir les adolescents… et rêver les adultes : Construit sur un mont, il offre en effet aux randonneurs une vue dégagée sur Dublin ainsi que sur sa baie et constitue le point de départ de magnifiques randonnées (munissez-vous tout de même d’eau bénite, on ne sait jamais…)

9 – S’évader sur la côte

Après toutes ces émotions, pourquoi ne pas partir quelques heures se relaxer sur la côte, randonner, pagayer ou simplement siroter un whiskey en terrasse? Au départ de Dublin, il n’y a que l’embarras du choix ! La ville, entre montagne et mer dispose en effet d’une situation géographique unique! Les grandes plages de sable de Portmarnock ou de Sutton Beach, les falaises de Howth, le charmant petit port de plaisance de Dun Loaghaire, Bray, Greystones… Tous ces endroits magnifiques feront l’objet d’articles individuels tant ils méritent le détour.

Ci-dessous, quelques endroits facilement accessibles que vous allez adorer:

Boire un verre ou manger avec vue sur la mer :

« The Forty Foot » à Dun Loaghaire

Vue depuis la terrasse du pub

Partir en randonnée :

le sentier des falaises entre Bray et Greystones

Découvrir un joli village irlandais en bord de mer :

Dalkey

Déguster des fruits de mer :

Le « Kish Fish » à Howth

Se baigner en toute sécurité:

La plage de Seapoint

10 – Se perdre dans l’un des nombreux musées de la ville

Du sport, du shopping, du Whiskey et de la… Culture!

Car à ce propos, la capitale irlandaise n’est pas en reste! Dublin dispose en effet de plusieurs musées dont certains valent vraiment le détour! Le Hugh Lane, musée d’art moderne, présente certaines œuvres majeures de la peinture irlandaise mais aussi quelques chefs-d’œuvres français (Courbet, Corot…). Mon coup de cœur dans ce musée revient à la fidèle reconstitution à échelle réelle de l’atelier de Francis Bacon, célèbre peintre Irlandais, avec plus de 7000 objets de toutes sortes.

Velasquez, Monnet ou Picasso sont quant à eux bien à l’abri à la National Gallery Of Ireland, un somptueux musée proposant une collection très complète d’œuvres à ne pas manquer.

On l’aura compris: à Dublin, il y en a pour tous les goûts ! J’y vis depuis bientôt un an et n’en finis pas de découvrir, au détour d’une ruelle, de petits endroits secrets.

Et vous ? Qu’est-ce qui vous plaît ici 😉?


Itinéraire


Dublin, ville de naissance de la compagnie Ryanair, dispose d’une excellente et très abordable desserte aérienne depuis toute l’Europe!

L’astuce économique: pour vous rendre au centre-ville depuis l’aéroport, privilégiez les bus de ville (lignes 16 et 41). les compagnies type airlink, express… ne vont font pratiquement pas gagner de temps et le trajet est 2 voire 3 fois plus chers.

L’autre alternative reste le Ferry, plus coûteux mais vous donnant la possibilité de visiter l’Irlande avec votre véhicule. Plusieurs compagnies se partage le marché et le principal port de départ depuis la France est celui de Cherbourg qui propose des liaisons régulières

Une musique à écouter en se promenant dans la ville… :

Un livre à lire pour magnifier le séjour… :

Gens De Dublin – James Joyce

Un grand bol d’air sur les falaises de Howth

S’il y a bien quelque chose de séduisant à Dublin, c’est de vivre au cœur d’une capitale européenne et de pouvoir s’évader en moins d’une heure vers l’un des plus beaux paysages maritimes du pays. Randonner sur les « Howth’s cliffs » ou la promesse d’en prendre plein la vue 😉

Le DART, ou train de banlieue pour les non-autochtones, est cette merveilleuse invention dublinoise qui vous permet, en 25 minutes et pas une de plus, de fouler du pied la côte irlandaise, son sable blanc et ses cocotiers (pour les cocotiers, j’extrapole un peu..)

A l’ouest de la ville, direction la presqu’ile de Howth et sa petite ville du même nom fondée par les Vikings il y a fort longtemps et devenue point de chute dominical de tout irlandais qui se respecte. On y déguste dans l’un des nombreux restaurants et pubs qui jalonnent le port un « fish and ships » ou des fruits de mer fraïchements débarqués accompagnés d’une pinte de Guinness (le Chardonnay n’a qu’à bien se tenir!).

Mais avant cela, une randonnée s’impose!

 Trois choix s’offrent à vous concernant la longueur du parcours: six, huit et même douze kilomètres pour les plus téméraires.

A peine sorti du bourg, la magie opère… A la vue de la magnifique plage de « Balscaden bay », je me décide à emprunter la boucle de 12 kilomètres afin de ne pas en rater une miette. Je ne le regrette pas car la beauté du parcours est à couper le souffle!

Vue de Balscaden Bay

Le dénivelé du sentier, à flanc de falaises, est important mais la qualité du tracé ainsi que sa parfaite signalisation me font vite oublier cet aspect. Me voici parti à la l’assaut des « Howth’s cliffs », ne sachant pas encore que je m’apprête à découvrir l’un des plus beaux paysages d’Irlande.

Bénéficiant de la douceur du golf stream, les falaises de Howth sont un refuge pour de nombreux oiseaux marins qui profitent des irrégularités de la roche pour venir y nicher. Les sens grands ouverts, c’est embaumé par l’odeur des Ulex (petites fleurs jaunes endémiques des milieux maritimes) que j’assiste à l’incessant va-et-vient de ces volatiles.

A mi-chemin, c’est au détour d’un virage qu’apparaît le  “Baily Lighthouse”. Cet édifice, vieux de plus de 200 ans, s’élance fièrement sur la péninsule de Howth Head, une impressionnante bande rocheuse qui s’enfonce dans la mer d’Irlande. Sa mission : veiller sur l’important trafic maritime en baie de Dublin. La mienne: trouver un endroit sympathique où pique-niquer, face à la mer. Je n’ai que l’embarras du choix. 😊

Au fil du sentier, le paysage change petit à petit. Se dévoilent alors de jolies criques où la couleur de l’eau n’est pas sans rappeler la riviera bretonne sur laquelle j’avais l’habitude de passer mes week-ends. Certains promeneurs se baignent dans de petites piscines naturelles qu’a formées la mer en se retirant, tandis que d’autres lisent ou méditent face à la grande bleue… On aperçoit Dublin, lovée au fond de la baie, vibrante dans le lointain… Mais rien ne semble pouvoir venir troubler la quiétude des lieux en cette journée ensoleillée.

Sur la dernière section du parcours, d’immenses villas, parsemées dans la pinède, dominent le paysage. Je ne peux m’empêcher d’imaginer ce que doivent ressentir leurs propriétaires se réveillant chaque matin dans ce magnifique écrin de nature.

Ambiance Le long du sentier que l’on croirait presque méditerranéenne

Une variante de cette promenade, longue de huit kilomètres, quitte la côte pour conduire au cœur du massif que forme la presqu’île de Howth. De l’un des points culminants, le panorama, grandiose, domine Dublin et tous ses alentours. De nombreux sentiers de randonnées alternatifs permettent aux randonneurs d’aménager le parcours à leur guise et d’ainsi découvrir davantage la beauté qu’offre cette palette de paysages.


Itinéraire


Depuis le centre-ville de Dublin, prendre le DART depuis Tara Street ou Connolly Station, un train de banlieue proposant un tarif très abordable ; 5 euros A/R si l’on possède une leapcard. Environ 7 euros sans.

Autre alternative : la ligne de bus urbain numéro 31

Un film à voir avant de vous y rendre… :

« Boy Eats Girl » tourné à Howth

Ascension du Mont D’Or

Si le Mont d’Or est un fromage délicieux, le sommet qui lui a donné son nom n’en est pas moins fabuleux. Profitant d’une éclaircie automnale, je me suis lancé à la conquête du plus haut massif du département du Doubs culminant à 1463 mètres d’altitude, et quelle surprise !

Vous êtes  de passage dans la région et quelque peu pressé ou simplement irrité par la marche en montagne? N’ayez crainte ! Depuis Longevilles-Mont D’Or, le sommet est très facilement accessible en voiture par une route sinueuse, certes, mais proposant de magnifiques points de vue sur les alentours. Plus l’on monte et plus la température dégringole, à se demander si l’on ne va pas redescendre dans la vallée chercher un pull-over!

Une fois arrivé tout proche du point culminant, un grand parking permet de se séparer de son véhicule. Les quelques centaines de mètres restants se pratiquent à pied sur un chemin de randonnée, entre belles montbéliardes interloquées par notre passage et falaises abruptes.

C’est par cet itinéraire que mon ascension se fit. Passé le 1463ème mètre, le panorama est si saisissant que j’en oublie la fraîcheur du lieu battu par les vents. En cet après-midi d’Automne, un véritable paysage canadien se dévoila sous mes yeux.. La couleur des massifs forestiers environnants est magnifique en cette saison ! Un véritable patchwork passant de l’orange pâle au rouge carmin. Au loin, la Suisse, ses reliefs et ses lacs,  et par-delà les nuages, le Mont-Blanc émergeant tel un mirage. Une véritable carte postale!

Si l’on se retourne, c’est une grande partie du Jura français que l’on domine, du Mont Poupet au massif du Larmont en passant par le lac de Saint-Point. Une vue grandiose, un instant hors du temps…

Vue sur le lac de Saint-Point, l’une des perles du massif du Jura

Lorsque la météo est clémente, ce qui arrive quelques fois (si si ! ), c’est plus de 300 sommets alpins et jurassiens qui s’offrent à nos yeux ! Lorsque ce n’est pas le cas, qu’importe, le panorama reste unique et peut se révéler tout aussi grandiose lorsque le ciel se fait menaçant ou qu’une mer de nuages vient lécher les bords du précipice.

Falaise vertigineuse sur la face du Mont D’Or orienté vers la Suisse

Cet hiver, le froid glacial et la neige viendront transfigurer le Mont d’Or rendant la route d’accès impraticable. Plan B ! Le télésiège du Morond, composante de la fameuse station de sport d’hiver de Métabief vous permettra de vous y rendre aisément pour admirer d’en haut ce que l’on surnomme la petite Sibérie. Un tout petit avant-goût du futur manteau blanc.;)

C’est toujours un réel plaisir de redécouvrir cet endroit qui n’est jamais le même et que chaque saison magnifie. Un grand bol d’air très appréciable pour entamer l’hiver sur les chapeaux de roue ! Un conseil, courez-y vite avant que l’automne ne jette ses derniers feux !

Après le Mont D’Or, le réconfort!

J’oubliais ! Une envie de fondue après tant d’émotion ? Mon adresse secrète : « La Remise » (voir le site Internet) à  Villedieu-Les-Rochejean, un vrai coup de cœur ! Dans ce bar-restaurant aux allures de chalet d’autrefois, la fondue se déguste à la lueur d’une lampe à huile et le responsable du restaurant vient en personne vous présenter le fromage utilisé lors de la conception du plat. Un concept original et convivial, un régal pour les papilles !

Organisez votre intinéraire:

Le sommet du Mont D’Or est équidistant de Besançon et de Lausanne: environ 1h30 de trajet depuis ces deux villes.

Vous loger tout proche:

Le complexe hotelier « Le Lac » et ses trois fameux restaurants situés en bordure du lac de Saint-Point est un point de chute idéal et propose des tarifs adaptés a tous budgets

Réservation: https://www.complexe-le-lac.fr/

Pour vous préparer à l’accent local … :

La Madeleine Proust est une artiste franc-comtoise raillant l’accent « du haut », comprenez du massif jurassien

Sur les sentiers de Glendalough

Photo de @Lodophotos sur Pexels.com

Profitant d’une éclaircie perçant le ciel irlandais, très scénique en toute saison, je me suis rendu il y a quelques semaines en compagnie de quelques amis à quelques encablures de Dublin, « Glendalough », littéralement « vallée des deux lacs ».

Sur le chemin, le fait de conduire à gauche pour la première fois ne me perturbe pas davantage que ce nom évocateur, comme sorti tout droit d’un épisode de « Viking ». Et ce n’est d’ailleurs pas par hasard, car c’est bien dans ce massif, les monts de Wicklow qu’ont été tournés plusieurs épisodes de cette célèbre série irlandaise que nous avons tous (ou presque) dévorée durant les longues journées du confinement. Cette excursion hors du temps s’annonce donc des plus excitantes.

C’est dès la sortie de l’autoroute, par la gauche, rassurez-vous, que le décor se plante (et non moi qui me plante dedans, ouf..). La route, se faufilant là entre combes et crêtes se fait de plus en plus tortueuse: commence alors à défiler l’un des plus beaux paysages d’Irlande, lequel ne manque pas d’ailleurs de me rappeler les chères et tendres montagnes jurassiennes qui ont bercé mon enfance.

Après une heure de trajet, nous voici arrivés dans le lieu-dit de « Glendalough », début de notre excursion. Le parking est payant, d’accord, mais toujours moins cher que celui du Mont-Saint-Michel me direz-vous (…)

Après quelques minutes de marche sur un sentier très bien balisé, nous nous faufilons entre des chênes magnifiques et trouvons rapidement l’endroit parfait où pique-niquer:

Un paysage grandiose s’offre alors à nous, baigné d’une lumière incroyable, disons même quasi-mystique.. nous voici à Glendalough, lieu que je n’avais pas encore visité après presque un an passé sur le sol irlandais ( !)

Moment d’émerveillement: déjeuner sur l’herbe, prise de clichés (en position yoga évidemment pour prouver à maman qu’il n’y a pas que la bière en Irlande) avant de continuer notre promenade vers le monastère situé a quelques centaines de mètres de là, aussi célèbre qu’il est petit

Le parcours pédestre, cheminant à travers une forêt plus que centenaire, correspond tout à fait à l’esprit du lieu. J’ai, a ce moment, l’impression très singulière et presque inédite de cheminer à travers un temple, temple que la nature a créé de toutes pièces. Seul le cirque de Consolation situé tout proche de la frontière suisse, me fait ressentir quelque chose de similaire. Nous sommes ici en visite dans une nature d’autant plus belle qu’elle est quasi intacte

Le monastère de Glendalough, point d’orgue de cette promenade digestive, est un endroit hors du temps offrant une très jolie vue sur cette vallée encaissée. Fondé au sixième siècle, il fut en grande partie détruit par les anglais (encore eux ?) en 1398. La partie subsistante est néanmoins très bien conservée et surplombe un cimetière irlandais si typique qu’on ne s’étonnerait pas d’y voir des fantômes..

Sur le chemin du retour, des étoiles plein les yeux, nous décidons tout de même de faire un détour par le lac Guinness (le GPS l’appelle Lough Tay), autre merveille naturelle et touristique du sud des Monts de Wicklow. Une petite route, la R759 pour les intimes, mène au sommet d’un massif depuis lequel la vue sur le lac Guinness est imprenable :

Un grand bol d’air plus tard, et rassasiés des merveilles de ce monde, nous quittons cette merveilleuse région et retournons, un pincement au cœur, dans l’effervescence des grandes villes.

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Itinéraire :

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Depuis Dublin : environ 1h15 de trajet. Prendre l’autoroute M50 vers Bray puis bifurquer vers glendalough au niveau de Kilmacanogue. Le temps de trajet notamment au retour peut être quelque peu rallongé les dimanches soirs et jours fériés ; la M50 au plan de la circulation, c’est un peu l’A7 de l’Irlande…

A écouter sur le trajet pour le folklore :

“Get out your focal Leabhar – Richie Kavannagh”

A voir pour vous mettre l’eau à la bouche avant de vous y rendre :

série « Viking » sur Netflix

film « PS : I love you »